Les Ateliers

Théâtre laboratoire Alter Ego

BILAN du projet ALTER  EGO 2

Laboratoire de pratique artistique
à destination des jeunes mineurs migrants isolés.

 ______________________________________________________Objectifs du projet

Rompre l’isolement et créer du lien social

Favoriser l’intégration

Partager les cultures

Renforcer les compétences psychosociales et l’estime de soi

Faciliter l’insertion

_____________________________________________________Les Thèmes / Les Titres

Alter Ego 1 : Ici et là-bas / «D’ailleurs, d’ailleurs…»

Alter Ego 2 : Ce qui nous construit  / «Grandir entre la graine de fonio et le baobab»

_____________________________________________________Descriptif du projet

Le Laboratoire de pratique artistique  ALTER EGO 2 s’appuie sur un partenariat entre des artistes du Théâtre du Chaos et les professionnel-les de l’Association France Terre d’Asile. Ce projet  co-construit répond aux besoins diagnostiqués sur le terrain avec les associations et les participant-es. Le travail initié au Théâtre du Chaos par la metteure en scène Sara Veyron consiste à jeter une passerelle entre l’Art et la société contemporaine en plaçant l’être humain au centre du théâtre avec l’humeur, le verbe et le corps. L’esthétique arrive de surcroît  lorsque la tension des corps et l’intensité du langage sont là. Le laboratoire de pratique artistique est le lieu de découverte, de confrontation et d’expérimentation. Les regards se croisent, les projections que chacun se fait de l’autre se modifient au fur et à mesure d’un engagement commun. Il s’agira de dépasser les discriminations, de se réapproprier le temps et l’espace plutôt que de le subir. La confrontation aux propositions de chacun sert de révélateur des envies du groupe et marque le début de la co-construction de l’oeuvre artistique. En côtoyant ce qui est familier et ce qui ne l’est pas, de nouvelles perspectives s’ouvrent et le jeune peut ainsi repousser non seulement ses propres limites, mais aussi celles que lui donnaient parfois son environnement, pour se créer un nouveau lien social durable.

Les personnages qui naîtront de la stimulation de leur imagination et qu’ils vont interpréter, seront réinventés afin de leur fournir l’écran nécessaire pour exprimer toutes les sensations et émotions qui parfois sont empêchées ou débordantes. Le théâtre permettra de se connaître mieux pour vivre mieux avec soi et les autres dans un cadre valorisant. La réactivation du jeu par le théâtre cristallise les énergies vers un but tendant de l’individuel au collectif. Le silence et l’écoute  émergent du brouhaha. Par petites touches, le tableau se nourrit et la pièce se construit au fur et à mesure avec les jeunes réfugiés. Chacun explore et donne à voir son unicité avec la perception de faire partie d’un tout dans une harmonie sans cesse à reconstruire.

Le Théâtre du Chaos, compagnie théâtrale créée en 1997, met les jeunes mineurs migrants isolés en scène avec le projet ALTER EGO

ALTER EGO est un atelier de pratique théâtrale né de la rencontre entre les jeunes du foyer de la Villa Saint Michel de France Terre d’Asile et Sara Veyron, metteuse en scène au  Théâtre du Chaos. Le point de départ : un atelier « Estime de soi » mené par le Théâtre du Chaos avec 12 jeunes mineurs isolés, puis la mise en place d’un programme pilote « Alter Ego1 » en avril 2017, qui s’est terminé en juillet 2017 par un spectacle intitulé « D’ailleurs, d’ailleurs ».

Ce projet : c’était avant tout le désir de rompre l’isolement et d’établir un processus de création aboutissant à une pièce de théâtre et à sa représentation.

Ils sont 24 jeunes garçons de 14 à 17 ans,  qui font parti des 10 000 migrants, sans parents, que l’on peut rencontrer aujourd’hui en France, à être passés par l’atelier. Leur présence parfois temporaire à la Villa Saint Michel et l’attente de scolarisation pour certains, ne rend pas possible une réelle assiduité pour la totalité, alors, le maître mot c’est l’adaptabilité, et l’accueil possible à tout moment du processus de création.

Tout au long du projet accompagné par les professionnelles de l’Association Théâtre du Chaos et France Terre d’Asile, nous assistons à une vraie progression des participants  qui ont pu s’émanciper, créer, s’améliorer en Français et apprendre les bases du théâtre. Mais c’est aussi, pour nous, l’occasion de participer à un projet humaniste.

Les jeunes se sont emparés du thème  « Ce qui nous construit » pour le spectacle qui s’intitulera « Grandir, entre la graine de fonio et le baobab ». Pour nourrir le spectacle et croiser les regards, 8 jeunes ont interviewé des adultes et des personnes âgées des quartiers sensibles du 20ème  arrondissement de Paris, sur leurs parcours, de l’enfance à l’âge adulte et ce qui les a fait devenir les hommes et les femmes qu’ils sont aujourd’hui. Les jeunes se sentent parfois « perdus » et ont besoin de repères dans un pays qu’ils ne connaissent pas bien, ces rencontres et le théâtre leur donnent des clés essentielles à leur intégration et à leur épanouissement. Aujourd’hui, mercredi 7 mars, nous avons terminé l’écriture du spectacle qui se jouera le jeudi 12 avril à 19h à la Médiathèque Marguerite Duras.

Voici deux extraits de scène :

Les 2 enfants  écrit par KhanZib et Cheick Amed

Oldak et Samuel, deux enfants sont assis par terre

Samuel – Oldak, vient jouer avec moi !

Oldak – Samuel, tu veux jouer à quoi ?

Samuel – Aux billes

Oldak – J’aime pas

Samuel – Au foot

Oldak – Non, je veux jouer à la guerre

Samuel – Tu veux jouer à la guerre ? D’accord

Oldak – Moi je suis le soldat

Samuel – Moi je serai le méchant

Oldak – Moi je suis plus méchant que toi

Oldak lui tire dessus. Samuel s’écroule.

Oldak – Samuel ! Samuel ! Non ! La vie n’est pas possible sans toi.

Il se penche sur lui et pleure.

Samuel (relève la tête) – J’suis pas mort ! J’suis pas mort !

Ils se prennent dans les bras.

Radio Bonheur

Sultane – Nous avons Ali au téléphone.

Ali –(Au téléphone) Sultane, … Je suis triste, je sens que l’avenir est sans espoir et que tout ça ne peut pas s’arranger. Je suis fatigué et mécontent de tout….. Je ne dors pas la nuit, je passe tout mon temps à réfléchir.  Alors je ne dors pas . Je suis là, je ne fais rien.

Sultane – Il faut mouiller la chemise mon vieux.

Ali – J’ai mouillé ma chemise pour venir ici.

Sultane – Il faut te lever pour voir comment les choses vont se passer.

Ali –  Ce n’est pas comme ça que l’avenir se construit.

Sultane – Tu vas à l’école ?

Ali – Non

Sultane – Pourquoi ?

Ali – Je ne sais pas. La nuit, je pleure. Attendre, toujours attendre.
Dehors, le monde est en train de finir.
Sultane – Nous avons Alboury  au téléphone. Alboury ?

Alboury – oui, merci Sultane d’avoir pris mon appel. Je voudrais dire à Ali, que moi aussi j’attends, j’ai un dossier à la justice, j’attends de voir le juge. On est pareil. Prends courage, il faut te battre
Ali – On s’est battu, on est en train de se battre encore.

…….

Ali- Un jour je voudrais faire quelque chose pour toi Sultane, je ne suis pas un mendiant, un jour je ne veux plus avoir honte

Sultane – Tu n’as pas à avoir honte Ali, il ne faut pas avoir honte  »

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Ce projet : c’était avant tout le désir de rompre l’isolement et d’établir un processus de création aboutissant à une pièce de théâtre et à sa représentation.Ils sont 40 jeunes garçons de 14 à 17 ans,  qui font partie des 300 migrants mineurs isolés pris en charge à Paris chaque année, à participer à l’atelier. La diversité des parcours, des origines et des niveaux faisaient du projet un véritable laboratoire où l’apprentissage du théâtre allait de pair avec celui du français mais aussi du travail collectif et de l’entraide.

L’une des difficultés majeures pour nous fût d’ailleurs la précarité de la situation de ces jeunes. Nous avons vu le groupe évoluer au cours de ces six mois et les participants changer d’un cours sur l’autre. L’obtention des papiers, le transfert en famille d’accueil ou encore la scolarisation étaient autant d’aléas qu’il nous fallait prendre en compte pour assurer la suivie de l’atelier. Notre objectif était donc, sans perdre de vue l’écriture d’un texte final, d’offrir assez de souplesse pour intégrer les nouveaux participants et de nous adapter aux départs comme aux arrivées.  L’atelier Alter Ego se construit autour d’un thème. En 2017, « Ici et là-bas » était l’idée qui guida les répétitions puis le texte du spectacle  » D’ailleurs, d’ailleurs »

Cette année, nous avons choisi comme ligne directrice « Ce qui nous construit ». Le but était de faire réfléchir les participants sur les événements qui forgent l’identité d’un individu, qui le font évoluer et grandir. C’était aussi l’occasion de faire de la situation d’attente de ces jeunes, l’étape d’un parcours plus grand et riche.

Pour approfondir cette question ainsi que pour pousser les jeunes à sortir du cadre du foyer et rencontrer d’autres personnes, nous avons décidé de nous allier avec des associations du 20ème arrondissement de la Paris, notamment des quartiers politiques de la ville. Ces rencontres ont donné lieux à des dialogues qui nous ont permis de connaître les différentes actions qui animaient la vie de notre quartier, mais aussi à des entretiens entre les jeunes et des personnes volontaires. Sous la forme de vidéos ou d’enregistrements audios, dix participants ont pu ainsi interviewer deux animateurs de la Cabane Davout ainsi que huit personnes âgées de l’établissement Korian.

Extrait d’interviews reprises dans le spectacle
Marcelle Bernotti

Benito Ustarroz

Au cours de ces dialogues, les jeunes ont pu poser les questions qui leur paraissaient importantes, notamment comment faciliter l’intégration dans un pays étranger et comment y grandir lorsque l’on est coupé de sa culture d’origine. Ils ont pu découvrir des parcours divers au fil des souvenirs d’enfance des volontaires, de leurs évocations de la guerre ou de la relation avec leurs familles, des obstacles qu’ils ont rencontrés et de leurs aboutissements ou échecs.

Parallèlement à ces rencontres ponctuelles, le spectacle se préparait. Pendant quatre mois, les jeunes ont donc pu s’essayer à plusieurs exercices de théâtre, certains collectifs, certains individuels. Ils ont appris à jouer, à créer des personnages et à inventer des histoires. Au cours de ces improvisations, nous avons pu voir certaines scènes de leurs histoires : l’arrivée en France, l’évaluation sociale et leur quête d’identité. Nous avons intégré ces moments forts dans le spectacle et nous y avons greffé également des extraits de textes contemporains.


La différence de niveaux de langue, certains parlant très bien le français quand les autres étaient au début de leur apprentissage, fût également à prendre en compte lors des ateliers. Les exercices sur le corps étaient donc aussi importants que ceux de la parole, de manière à ce que tout le monde puisse trouver sa place et s’investir dans la préparation. Nous avons pu remarquer que de nombreux jeunes s’entraidaient en traduisant les consignes, permettant ainsi une meilleure fluidité et plus de participation. Si au début du projet, beaucoup étaient hésitants à l’idée de passer sur scène devant leurs camarades par pudeur ou par gêne de ne pas pouvoir s’exprimer, lors des dernières semaines une vraie complicité était née ce qui permettait plus de spontanéité et d’investissement dans les répétitions.

En mars, le Théâtre du Chaos donnait une représentation de la pièce « La Bonne Couleur de l’Arc-en-ciel » de Georges de Cagliari destinée aux enfants dans le cadre de la semaine pour la lutte contre le racisme et les discriminations. Quinze jeunes de France Terre d’Asile sont venus assister au spectacle. De cette expérience, ils ont tiré beaucoup d’espoir, notamment parce que l’un d’eux a pu participer et exposer son vécu, sa peur d’être mal-accueilli. Le partage avec ces enfants français a permis à chacun de comprendre l’autre, d’où il vient, ce qu’il a traversé et de débattre ensemble sur les discriminations au sens plus large.

Enfin, le 12 avril 2018, « Grandir entre la graine de fonio et le baobab » est présenté au public à la Médiathèque Marguerite Duras. La salle était remplie par les animateurs de France Terre d’Asile, des jeunes migrants venus supporter leurs amis, les personnes âgées de l’établissement Korian, les associations du 20èmes ayant participés au projet, les habitués de la médiathèque et un public extérieur à la structure venus assister à la représentation.

Marches : Musique et photo

___________________________________________________Bénéficiaires

Nombre de personnes bénéficiaires : Alter Ego 1 : 20 jeunes migrants mineurs et adultes réfugiés, et les professionnels qui les accompagnent.

Nous avons accueillis plus de jeunes que prévus, car certains étaient scolarisés en cours de projets et d’autres nouvellement en France nous rejoignaient.
Le nombre de jeunes passés par l’atelier

Ateler Ego 2 est de 40 jeunes : Alpha Sall, Adam, Bacary Sacko , Braima Siby , Demba , Aboubacar Sylla, Abbou , Idy Gakou, Frantouman, Sherif , Lamine , Ali Moshin, Mohamed Nogo, Jeuned , Khan Zib , Cheick Amed , Nahid , Losseiny , Moussa , Tibou , Ibrahima, Mamadou , Aziz Hamdard, Abbas, Sinajulhaq Hashimi, Ali Youssou , Mohamed Camara, Makanfouné, Baba Traoré, Alpha , Adam, Farhad, Siriman , Djiri, Samba, Alpha, Mohamed, Abbou, Khan, Zheeshan

__________________________________________Moyens humains et matériels

Moyens humains : 1 metteure en scène directrice de projet + accompagnateurs-trices des jeunes  + 1 professeure de français FLE, 1 vidéaste + 1 preneuse de son + 1 auteur + 2 bénévoles, 1 psychologue
Moyens matériel : salle de répétition, matériel technique son et lumière, décors, costumes, accessoires, fluides, salle de spectacle (auditorium et salle d’exposition)

__________________________________________Budget et financements

   BUDGET ALTER EGO BILAN – ANNEE 2017/2018
DEPENSES  TTC RECETTES TTC  
ACHATS        
•EDF,  autres fournitures  100,00 Ressources propres      
•Combustible, carburants, alimentation 240,00 Autres financements :    
•Fournitures administratives   80,00 Ministère (Dilcrah)  1 200,00  
•Fournitures Scéniques     ARS IDF 716,00  
SERVICES EXTERIEURS   Commune(s) : Paris 4 500,00  
•Contrats prestations de services avec des entreprises   212,00      
•Locations immobilières  1 300,00 Fondations : Groupe Casino 3 500,00  
AUTRES SERVICES EXTERIEURS    
•Transports – déplacements  – missions   Fonds privés  (Précisez)    
•Frais postaux et télécommunications   48,00 Autres   (Précisez)    
CHARGES DE PERSONNEL        
•Rémunérations du personnel   5 120,00      
•Charges sociales et Frais de personnel 2 816,00      
Apport en nature / bénévolat 3 000,00 Apport en nature / bénévolat 3 000,00  
         
TOTAL DEPENSES =  12 916,00 TOTAL  RECETTES  12 916,00  
         

_________________________________________________Calendrier réalisé
Alter Ego 1 de mars 2017 à juillet 2017

Alter Ego 2 du 6 décembre 2017 jusqu’au 11 juin 2018.

_________________________________________________Impact observé

Participer à une activité artistique
Rompre l’isolement
Réduire la souffrance psychique
Favoriser la confiance
Augmenter l’estime de soi
Se mettre en mouvement
Echanger sur les ressentis
Partager des moments forts et conviviaux
Augmenter la pratique de la langue française
Améliorer sa diction et son articulation de la langue
Découvrir des écritures contemporaines
Rencontrer et échanger avec des artistes
Dépasser ses peurs

________________________________________________   Actions parallèles
Pour prolonger les ateliers théâtre, nous avons pu mettre en place différentes actions parallèles. Fort de nos partenariats avec des associations du 20ème arrondissement, nous avons imaginé comment étendre les activités autour de la réalisation finale qui sera la pièce de théâtre écrite et jouée par les participants à l’Atelier.
Ainsi, par petits groupes avec les participants,les jeunes ont pu interviewer plusieurs personnes du quartier du 20ème arrondissement (Personnes âgées, éducateurs, directeur de maison de quartier sur : « Ce qui nous construit »). Ces témoignages quel que soit leurs formes ont participé à l’écriture de la pièce et ont été utilisés lors de la représentation. Nous avons permis aux jeunes de créer leurs propres décors et costumes afin que chacun puisse trouver sa place et utiliser ses talents au service de la production finale.  Tous ces éléments ont été matière à la réflexion et à l’apprentissage. Chaque étape de ce projet à permis que tous les participants puissent s’intégrer, partager et apporter leurs vécus, leurs expériences à la représentation finale. Après la représentation, les jeunes ont été invités à une représentation d’autres jeunes à l’Odéon (en juin).

____________________________________________Conclusion
Le Théâtre du Chaos s’appuie sur une expérience de plus de 20 années. Le Laboratoire de pratique artistique  ALTER EGO s’appuie sur un partenariat entre des artistes du Théâtre du Chaos et des professionnel-les de l’Association France Terre d’Asile. Ce projet  co-construit répond aux besoins diagnostiqués sur le terrain avec les associations et les participant-es.
Malgré les difficultés à rassembler une troupe stable au cours de ces quatre mois, tous les jeunes étaient présents pour le spectacle, tous participèrent aux scènes et assurèrent jusqu’au bout la pièce avec un enthousiasme non dissimulé.

Nous avons aujourd’hui reçu de nombreux remerciements de la part des jeunes qui ont pu trouver dans le théâtre une manière d’échapper à leur quotidien, mais aussi de prendre confiance en eux, de s’exprimer, de raconter ce qu’ils ont vécu et de prendre conscience de ce qu’ils veulent pour leur avenir. Nombre d’entre eux veulent continuer le théâtre et en ont parlé aux nouveaux arrivants qui aimeraient à leur tour faire partie du projet Alter Ego 3.

Les animateurs de France Terre d’Asile sont eux aussi exprimés le désir de continuer cette collaboration et ont pu remarquer les progrès étonnants qu’ont pu faire les jeunes et leur fierté de se produire devant un public. Les volontaires de Korian et des différentes associations ont vu leurs contributions intégrées dans le projet et prendre une nouvelle dimension.

Enfin, le spectacle a su émouvoir et faire rire un public qui n’était pas encore sensibilisé aux sujets dont parle la pièce. La prestation artistique des jeunes a su toucher sans distinction d’origines ou situations dans une manifestation fédératrice.

GRANDIR ENTRE LA GRAINE DE FONIO ET LE BAOBAB montage vidéo

Le succès de ce projet ainsi que l’enthousiasme des jeunes nous poussent aujourd’hui à le reconduire et à tenter de le prolonger au-delà de l’écriture et du jeu, à tout ce qui fait le théâtre.
Provoquer l’imaginaire et rencontrer diverses formes théâtrales permettront  à travers ce projet d’enrichir l’univers culturel de chacun et de faciliter l’intégration et l’insertion des jeunes. C’est à la fois un acte artistique, social et citoyen. Nous espérons que la Ville de Paris pourra soutenir ce projet d’accompagnement de ces jeunes en situation de vulnérabilité, nécessitant une prise en charge spécifique et adaptée, par la pratique théâtrale pour l’épanouissement personnel et une meilleure intégration dans la cité et dans notre société.